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Guerre en Iran : l’Espagne refuse de mettre à disposition ses bases militaires pour aider les États-Unis

Alors que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont annoncé être prêts à des « actions défensives » pour détruire les capacités militaires iraniennes, l’Espagne refuse d’autoriser les États-Unis à utiliser ses bases militaires de Rota et de Morón, dans le sud du pays.
L’Espagne prend le contre-pied de la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les dirigeants de ses trois pays se sont dits prêts dimanche à des actions défensives nécessaires et proportionnées après les ripostes iraniennes contre plusieurs pays du Golfe. Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez, lui, a condamné fermement les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les qualifiant « d’intervention militaire injustifiée et dangereuse, en dehors du droit international ».
Des critiques précédées d’acte. L’Espagne a refusé d’autoriser les États-Unis à utiliser ses bases militaires de Rota et de Morón, dans le sud du pays, pour attaquer l'Iran. Les États-Unis opèrent sur ces bases dans le cadre d’un accord d’utilisation conjointe, mais elles demeurent sous souveraineté espagnole.
Les bases militaires n'apportent "pas de soutien"
« D’après toutes les informations dont je dispose, les bases ne sont pas utilisées pour cette opération militaire », a déclaré le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares à la télévision publique espagnole, faisant référence aux installations militaires de Rota et Morón, en Andalousie, dont l’utilisation par les États-Unis est prévue sous certaines conditions en vertu d’un accord.
« Je tiens à être très clair et très direct », a-t-il déclaré à Telecinco. « Ces bases ne sont pas utilisées – et ne le seront pas – pour quoi que ce soit qui ne soit pas prévu par l’accord (avec les États-Unis), ni pour quoi que ce soit qui ne soit pas couvert par la Charte des Nations Unies. » Il a précisé que ces bases « n’apporteraient pas de soutien, sauf si, dans un cas donné, cela s’avérait nécessaire d’un point de vue humanitaire ».Selon Flightradar24, 15 avions américains ont quitté les deux bases situées en Espagne depuis le début des attaques menées par les États-Unis et Israël ce week-end, rapporte The Guardian. Au moins sept de ces appareils auraient atterri sur la base aérienne de Ramstein, en Allemagne.

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