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Cri de cœur du préfet de Koundara : ‘’Mon bureau a été construit en 1963 et je réside dans un bâtiment de deux chambres et salon vétuste’’

Dans une interview accordée samedi dernier à notre reporter en visite à Koundara, le préfet de la localité Hassane Sanoussy a présenté la situation dans laquelle se trouve sa préfecture.
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Bonjour M. Hassane Sanoussy
Oumar Bella Diallo : Après votre nomination à la tête de cette préfecture, dites-nous dans quel état avez-vous trouvé cette localité ?
Hassane Sanoussy : J’ai trouvé une localité où il fait bon vivre et où les populations s’entendent. J’y ai trouvé une population engagée pour le développement de sa préfecture.
Qu’avez-vous apporté à cette préfecture depuis votre nomination ?
Ma mission régalienne, c’est de faire en sorte qu’il y ait une entente parfaite entre les citoyens… Et dans ce sens je pense que je n’ai pas de problème.
Est-ce que vous rencontrez des difficultés d’ordre politique et social ?
Sur ce plan j’avoue vraiment que je n’ai pas de problème. Pour la simple raison que je suis le préfet de la république et non celui d’un parti politique. Donc pratiquement je n’ai pas de problème à ce niveau. Peut-être que le seul problème que j’ai eu ici, c’est lorsque je venais de prendre fonction ça coïncidé avec la campagne électorale. Il y a eu des affrontements entre les militants de l’UFDG et du RPG. Nous avons enregistré des vandalismes. Des bâtiments ont été saccagés et des véhicules ont été brûlés. Et comme ma mission c’était de rétablir l’autorité de l’Etat, nous l’avons fait sans chercher à savoir qui est de l’UFDG ou du RPG. Je n’ai aucun penchant pour un parti politique.
Quelles sont vos relations avec le Badjar et comment faites-vous pour que ces populations de Koundara s’acceptent mutuellement ?
Mes rapports avec tous les citoyens sont très bons. De tèrmèssin à Saraboyédo, de Djingan à Yokounkoun, de Kamabi à Sambaïlô, nos relations sont parfaites. J’explique toujours aux populations que la politique, le développement et la famille ne font pas bon ménage. Personne ne vous dira qu’il m’a vu dans une réunion politique. Le chef de l’Etat nous a dit d’être les préfets de la république et non des politiciens. Il nous a dit qu’il a des hommes pour faire sa politique pas nous les préfets.
Aujourd’hui, quels sont les besoins de votre préfecture ?
(...) Je demande au gouvernement de faire face à la préfecture de Koundara surtout en matière d’infrastructures scolaires et administratives. Cette année, j’ai une pléthore d’élèves et nous avons des écoles de brousse qu’on appelle école communautaire. Ce sont des bâches qui les couvrent ou tout simplement ce sont des hangars. Donc il faut que le gouvernement nous aide pour éradiquer ce phénomène. Sur le plan des infrastructures, vous voyez mon bureau, il a été construit en 1963 et depuis lors, il n’a connu aucune rénovation. Et moi je n’ai pas les moyens… D’ailleurs je n’ai reçu aucune subvention depuis que je suis là il y a plus de deux ans. Je n’ai rien reçu pour faire face à ces travaux… Mais il y a la volonté parce que j’ai écrit à mon ministre le général Bouréma Condé qui a transmis avec avis favorable au ministère des finances… Egalement ma résidence, j’ai hérité d’une résidence délabrée, foutue et construite aussi en 1963. Après ma nomination, je n’ai pas pu y logé. J’étais obligé de loger durant trois mois dans un hôtel et quand je ne pouvais plus tenir, j’ai déménagé dans un bâtiment administratif du TP. Un bâtiment de deux chambres et salon et c’est là que je réside depuis plus de deux ans. Depuis 2015 je ne fais qu’écrire au gouvernement pour attirer son attention sur cette situation…
Au sujet de l'auteur-guineeinfomonde


Oumar Bella Diallo

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